Comment prévenir les contusions cérébrales chez les jeunes rugbymen ?

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C’est l’un des problèmes des pays spécialistes du rugby : les jeunes commencent très tôt à se blesser. Les contusions cérébrales représentent une bonne part de ces blessures, mais on peut les limiter selon une étude sud-africaine.

Luxations d’épaule, déchirure des ligaments croisés, fractures et autres contusions cérébrale : le rugby, sport de contact, occasionne un grand nombre de blessures différentes. La professionnalisation du sport a entrainé des chocs de plus en plus violents, et des joueurs mieux à-même de s’en protéger. Cependant, il y a encore des progrès à faire. Suite à l’augmentation des blessures chez les moins de 18 ans, une étude menée par des chercheurs de l’université du Cap affirme qu’un meilleur entrainement des jeunes au niveau de leur vision périphérique pourrait, entre autre, réduire le nombre de contusions cérébrales.

L’équipe sud-africaine a observé et filmé pendant trois ans le tournoi Craven Week, événement regroupant 20 équipes scolaires de moins de 18 ans, pour recenser des blessures par contusion cérébrale. Le but étant de montrer les causes de ces contusions. Ils ont analysé plusieurs facteurs : la vitesse des joueurs au moment du contact, la position des joueurs, le port d’une protection…

"Empêcher toutes les contusions est impossible"

« Les joueurs sont plus grands, plus lourds et plus forts que jamais. Les principes physiques et biomécaniques expliquent que la force d’impact entre les joueurs va augmenter inévitablement. Et cela va peut-être placer les joueurs dans un plus grand risque de blessure » explique l’un des auteurs, Nicholas Burger. Mais pour les contusions, c’est loin d’être aussi simple : ce qui ressort en premier de leurs observations, c’est que 60 % des blessés n’avaient pas anticipé le choc. Les chercheurs expliquent que les joueurs peuvent subir des plaquages bien plus virulent si les muscles du cou sont contracté. Ce qui empêche la tête de retomber trop fort sur le sol, mais qui nécessite de voir le choc arriver .

Ce qu’il est également intéressant de constater, c’est que près de deux tiers des contusions se font dans le dernier quart du match. La fatigue et le relâchement à l’approche de la fin de la partie engendrent un manque d’attention de la part des joueurs, d’où la blessure. Les conclusions de l’étude sont relativement simples : il faut que les entrainements visent à augmenter la vision périphérique des jeunes joueurs, ainsi que leur endurance. Le but dans les deux cas étant de leur permettre de voir le choc arriver, et donc de se préparer à l’encaisser.

L’Union Sud-Africaine de Rugby (La Fédération du pays) prend conscience de la situation, et est en pleine campagne de prévention de ces contusions cérébrales. Avec le même constat que pour l’étude : « empêcher toutes les contusions est impossible. Cependant, renforcer le cou à longueur d’année (…), respecter les règles du jeu (…) et une politique sur les contusions que les joueurs, les entraineurs, les arbitres et les supporters comprennent vont aider à réduire significativement les risques ». Reste encore à appliquer ce programme face à l’augmentation drastique des blessures chez les tout jeunes rugbymen.

Anthony Audureau

Référence : S. Hendricks et al., BMJ Open Sport and Exercice Medecine, 2, e000053, 2016.

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