Jeunes chercheurs

Patience Mthunzi-Kufa : "Nous avons besoin que les docteurs africains reviennent, pour en former d'autres"

La chercheuse sud-africaine a créé un laboratoire en rentrant après 6 ans d'études en Écosse

Je m’appelle Patience Mthunzi Kufa, je viens de Soweto, en Afrique du sud. J’habite actuellement à Pretoria et je travaille pour le Conseil de la recherche scientifique et industrielle (CSIR). Je dirige un groupe de recherche composé de doctorants, d’étudiants en master et de chercheurs post-doctorants.

Pourquoi êtes-vous allée faire votre doctorat en Europe?

Je suis partie parce qu’à l’époque où je voulais commencer mon doctorat, je n’ai pas trouvé en Afrique du sud de directeur de thèse dans mon domaine. J’ai donc dû en chercher un ailleurs. J’ai trouvé le professeur Kishan Dholakia, qui dirigeait un groupe de biophotonique à l’université de St Andrews, en Écosse, et je l’ai sollicité.

Quelle a été la plus grande difficulté quand vous êtes revenue en Afrique du Sud?

Je ne me souviens pas d’une chose plus particulièrement difficile. Peut-être parce que pendant que j’étais partie, le projet a toujours été que je revienne et que je démarre un laboratoire de biophotonique au sein du Centre national du laser ici en Afrique du Sud. Les dirigeants du Centre national du laser préparaient mon retour, de façon à ce que je puisse commencer à faire de la recherche sans attendre. La chose la plus difficile a peut être été de trouver des financements. Mais à part ça, je n’ai pas eu trop de difficultés parce que j’avais un poste, on m’attendait et j’étais soutenue pour démarrer un groupe de recherche.

Que diriez-vous aux jeunes Africains en doctorat en Europe pour les inciter à revenir en Afrique?

Cela dépend des circonstances dans lesquelles se trouve chacun. Si vous avez un poste à l’étranger et qu’il est plus intéressant que ce que vous pourriez avoir ici en Afrique, bien entendu, restez-y. Mais nous avons besoin que plus de jeunes docteurs reviennent et nous aident à construire une filière de doctorats pour former d’autres jeunes en Afrique. Si vous restez en Europe, vous risquez de priver de futurs docteurs, ou docteurs potentiels, d’obtenir leur doctorat sous votre direction. Mais si vous rentrez, vous participerez à notre effort d'augmenter le nombre de docteurs dans nos pays.

Propos recueillis par Luc Allemand

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