Young Scientists

La recherche du secteur privé montre la voie en Afrique

Frederik Wittock (Johnson&Johnson) and Tapiwa Chiwewe (IBM Research Africa) exposed the need of scientists in their science driven companies ©Rémy Gabalda/Afriscitech

La science n'est pas réservée au monde académique : des société privées développent leurs propres programmes pour réseoudre les problèmes de l'Afrique. elles ont besoin de ressources humaines qualifiées pour réussir.

Il arrive souvent que les institutions publiques en Afrique ne soient pas en mesure de relever seules la myriade de défis africains. Heureusement, le secteur privé s'en mêle, utilisant le talent et le potentiel de l'Afrique pour aider à trouver des solutions pour le continent.

Tapiwa Chiwewe, manager de la recherche chez IBM Research, a également travaillé comme chercheur dans le milieu universitaire. Il est bien placé pour savoir ce que le secteur privé a à offrir aux chercheurs en Afrique.

Des compétences africaines pour les problèmes africains

« Il y a beaucoup de talents en Afrique, dit T. Chiwewe, qui dirige le groupe d'intelligence artificielle avancée et appliquée qui utilise l'intelligence artificielle pour trouver des solutions à certains des grands défis de l'Afrique. Nous devons utiliser les talents et les compétences de l'Afrique pour résoudre les problèmes africains. »

Avec des laboratoires au Kenya et en Afrique du Sud, IBM Research est à l'avant-garde de l'exploitation de la diversité des talents en recherche sur le continent. Les chercheurs africains d'IBM étudient les solutions de services financiers, l'intelligence artificielle, la blockchain et l'informatique quantique.

La recherche, indispensable au développement

Aucun pays ne peut se développer sans recherche, selon Lamine Gueye, recteur de l'université Alioune Diop de Bambey, médecin neurologue, entre autres compétences. « L'Afrique a besoin de ressources humaines hautement qualifiées, l'Afrique a besoin de vous », a-t-il déclaré devant un auditoire de jeunes chercheurs africains lors de la conférence Jeunes chercheurs africains en Europe (YASE 2018), à Toulouse, le 6 juillet 2018.

Il a reconnu que même si de nombreux jeunes chercheurs et étudiants ont l'occasion de travailler dans des institutions du secteur public, ce n'est peut-être pas ce qu'ils veulent. Il a dit que certains chercheurs ont l'ambition de travailler dans le secteur privé, par exemple dans des entreprises de technologie.

Faire du monde notre laboratoire

Frederik Wittock considère que la société pour laquelle il travaille, Johnson & Johnson, est une fondation qui repose sur la science. « Nous voulons faire du monde notre laboratoire », a-t-il déclaré, soulignant que l'entreprise cherche toujours à collaborer avec d'autres institutions de recherche en Afrique, tant publiques que privées. Johnson & Johnson peut faire partie de la solution des nombreux problèmes auxquels le continent africain est confronté.

Par exemple, la conférence YASE 2018 a débuté par une présentation de Quarraisha Abdool-Karim, de l'université du KwazuluNatal de Durban, en Afrique du Sud, sur les dernières statistiques montrant que l'Afrique du Sud est en train de perdre la bataille contre les nouvelles infections à VIH. F. Wittock a déclaré que Johnson & Johnson a beaucoup investi dans la recherche sur le VIH et a travaillé à la mise au point de vaccins contre des maladies telles que la dengue avec son programme "Monde sans maladie".

Du monde universitaire aux entreprises privées

Pour les jeunes chercheurs travaillant dans le monde universitaire, il peut être difficile de savoir comment trouver un emploi dans des entreprises du secteur privé, en particulier pour les étudiants qui se considèrent comme peu qualifiés. Répondant à l'une de ces préoccupations de l'auditoire, les trois orateurs ont convenu que les chercheurs qui souhaitent travailler dans le secteur privé devraient « aller sur le terrain et essayer, ce n'est pas facile, mais essayer de se faire les muscles. »

Certains chercheurs ont l'ambition non seulement de rejoindre le secteur privé, mais aussi de créer leur propre entreprise et pour cela aussi, les orateurs ont proposé quelques conseils. Ils ont dit qu'un chercheur n'a pas besoin de commencer à travailler dans le secteur privé pour créer une entreprise, mais qu'il doit comprendre que ce n'est pas facile d'en créer une ; un chercheur en Afrique doit comprendre les problèmes africains et utiliser son entreprise pour les résoudre.


Sibusiso Biyela, ScienceLink

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